Traitement trichomonase et vaginose bactérienne

Quel médicament pour soigner la trichomonase et la vaginose bactérienne (mycroplasmes et mycose vaginale) ?
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Qu’est-ce qu’une mycose vaginale ?

La mycose vaginale est une infection vaginale due à un déséquilibre de la flore du vagin, qui va par la suite y favoriser la prolifération de champignons, dont le plus courant est le Candida Albicans, déjà présent, mais en faible quantité dans l’appareil génital de la femme.

La mycose vaginale est constatée chez la majorité des femmes sexuellement actives, mais en réalité, elle peut également toucher les femmes vierges. Et ce, parce qu’elle n’est pas provoquée par un contact sexuel, mais par des facteurs externes comme le port de sous-vêtement en tissu synthétique, le port de pantalon trop serré, l’utilisation d’une toilette intime trop agressive, une mauvaise hygiène intime ou au contraire, une hygiène intime trop fréquente…

L’infection se manifeste souvent par des démangeaisons causées par une inflammation importante au niveau de la vulve et du vagin. Des sensations de brûlure, accompagnées de douleurs à la miction et pendant les rapports sexuels.

Soigner la vaginose bactérienne

La vaginose bactérienne figure parmi les infections vaginales les plus fréquentes. Avec une prévalence élevée de plus de 20 %, elle touche plus de 40 % des femmes sexuellement actives.

vaginose bacterienne

Qu’est-ce que la vaginose bactérienne ?

La vaginose bactérienne est une infection vaginale qui se produit lorsque la flore microbienne du vagin est déséquilibrée, c’est-à-dire lorsque le bacille de Döderlein ne peut plus assurer son rôle protecteur et va permettre à des germes anaérobies de proliférer dans le vagin.

La vaginose bactérienne n’est donc pas une infection sexuellement transmissible. Elle est causée par une bactérie appelée Gardnerella Vaginalis, un bacille anaérobie à Gram positif de l’espèce des Mobiluncus et des Atopobium vaginae, appartenant à la famille des Prevotella, des bactéroïdes et des Mycoplasma Hominis.

Comment s’attrape la vaginose bactérienne ?

Le vagin se compose généralement de lactobacilles, des bactéries ayant pour rôle de synthétiser de l’acide lactique dans le but de rendre le milieu vaginal acide, c’est-à-dire avec un pH situé entre 3.8 et 4.2.

Il y a déséquilibre lorsque ces lactobacilles ne peuvent plus remplir correctement leur rôle, causant une hausse du pH vaginal et permettant la prolifération d’autres bactéries nocives. Cette altération de la composition du microbiote du vagin est souvent due à des facteurs externes comme :

  • Excès ou manque d’hygiène intime
  • L’utilisation de produits ou de savons trop agressifs pour les toilettes intimes
  • L’utilisation de moyen contraceptif pouvant agresser l’intérieur du vagin, comme les DIU (Dispositif intra-utérin ou stérilet)

Elle peut également être favorisée par :

  • Le stress
  • La fatigue
  • Le tabagisme
  • L’alcoolisme
  • Les partenaires multiples

Une étude publiée en 2006 dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology a permis d’établir le lien entre les troubles psychologiques, notamment le stress, et la vaginose bactérienne.

Quand faire un dépistage de la vaginose bactérienne ?

Quels sont les symptômes ?

Pouvant toucher aussi bien les femmes sexuellement actives que les vierges, les femmes en couple que celles célibataires, dans 85 % des cas, la vaginose bactérienne est asymptomatique. C’est une infection silencieuse qui se développe et provoque des dégâts sur son passage ni vu ni connu. Difficile à diagnostiquer ainsi, chez les rares femmes présentant des symptômes, elle se manifeste souvent par :

  • Une inflammation de la muqueuse vaginale ;
  • Des pertes grisâtres à blanchâtres abondantes, en particulier après les rapports sexuels ;
  • Une mauvaise odeur intime, similaire à celle d’un poisson pas frais ;
  • Un pH vaginal élevé, c’est-à-dire supérieur à 4.5.

Rarement, et dans les cas les plus graves, on peut également noter :

  • Des démangeaisons
  • Des rougeurs au niveau du vagin
  • Des douleurs

Comment se faire dépister et où ?

Si la patiente manifeste des symptômes, la symptomatologie suffira pour établir un diagnostic, qui sera, par la suite, confirmée par des examens médicaux.

Si la patiente ne présente pas de symptômes, mais souffre néanmoins des complications inhérentes à la présence de la bactérie Gardnerella Vaginalis, le dépistage de la vaginose bactérienne doit se faire de deux manières :

  • Un prélèvement vaginal
  • Un examen pelvien

Le but de ces deux examens médicaux est de détecter la présence du germe anaérobie responsable et d’établir la hausse du pH vaginal.

Quel traitement pour la vaginose bactérienne ?

La prise en charge thérapeutique de la vaginose bactérienne se base sur l’administration d’antibiotique. Cette infection se soigne très bien par exemple par la prise du Métronidazole, un antibiotique de la famille des nitroimidazoles connu pour ses propriétés antibactériennes et antiparasitaires.

Le Flagyl

Le médicament Flagyl est un antibiotique de la famille des nitro-5-imidazolés ayant à la fois des propriétés antibactériennes et antiparasitaires. Ayant comme principe actif le Métronidazole, ce médicament est surtout indiqué dans le traitement des infections causées par des bactéries anaérobies, qu’elles soient intestinales, abdominales ou génitales.

traitement vaginose bacterienne

Quels sont les risques de la vaginose bactérienne ?

Si elle n’est pas dépistée et traitée à temps, la vaginose bactérienne peut entraîner des complications graves. Chez la femme en général, la vaginose bactérienne peut entraîner :

  • Une inflammation des zones pelviennes, dont notamment la salpingite qui peut, par la suite, donner lieu à des problèmes de fertilité.
  • Une sensibilité et parallèlement un plus gros risque de contracter des infections sexuellement transmissibles, dont le Sida.

Chez la femme enceinte en particulier, elle peut être à l’origine de :

  • Saignements importants pendant le premier et le deuxième trimestre.
  • Retard de croissance du fœtus.
  • Abcès du scalp de l’enfant à la naissance.
  • Menace d’avortement ou avortements spontanés.
  • Accouchement prématuré pendant le premier trimestre.
  • Rupture de la poche des eaux pendant le deuxième trimestre ou avant le septième mois.
  • Choriomaniotite, une infection du liquide amniotique et subséquemment, du fœtus, ayant des répercussions directes sur son développement pulmonaire et neurologique.
  • Endométrite et abcès de la paroi utérine après un accouchement normal ou après une césarienne.

Quelles sont les préventions contre la vaginose bactérienne ?

Éviter les comportements à risque est la meilleure manière d’éviter la vaginose bactérienne qui, notons-le, a tendance à récidiver.

Pour les toilettes intimes :

  • N’utilisez pas des produits conçus pour la toilette intime. Le vagin, grâce à son acidité, a une propriété autonettoyante, il n’est donc pas nécessaire d’utiliser une douche vaginale spécifique pour son hygiène. Bien au contraire, les composants de ces produits de toilettes intimes peuvent perturber fortement la flore vaginale.
  • N’utilisez pas des savons parfumés. Car même un savon normal peut altérer l’équilibre de la flore vaginale, à plus forte raison les savons à qui on a ajouté des substances parfumées. Optez plutôt pour un savon doux, et évitez le maximum possibles les bains moussants et les bains à remous.

Pour les sous-vêtements :

  • Évitez les lingeries conçues avec des matières synthétiques, car cela peut irriter le vagin et subséquemment, provoquer un déséquilibre. Optez plutôt pour les sous-vêtements en coton.
  • Évitez les détergents puissants pour le lavage, car ces derniers contiennent des substances chimiques qui ne sont pas totalement éliminées au rinçage et qui, au contact avec le vagin, peut altérer la flore vaginale normale. Optez pour des détergents doux, ou plutôt du savon de ménage, et veillez toujours à ce que vos sous-vêtements soient bien rincés.
  • Évitez de porter la même lingerie plus d’une journée. Et si vous êtes particulièrement active et que vous transpirez beaucoup, n’attendez pas la fin de la journée pour changer de sous-vêtement, quitte à en changer deux fois par jour !

Pendant les périodes de menstruation :

  • Évitez les tampons et les serviettes parfumées, parce qu’ils contiennent des substances qui peuvent altérer l’équilibre normal de la flore vaginale. Optez plutôt pour des serviettes ou des tampons doux, et sans parfum.
  • Évitez les serviettes hygiéniques, car en empêchant l’aération de votre vagin, elles construisent un environnement chaud et humide, favorisant la prolifération de bactéries. Préférez donc les tampons aux serviettes, ou alternez l’utilisation des deux.
  • Évitez de garder le tampon ou la serviette trop longtemps. Veillez à en changer régulièrement.

Pour ce qui est des « rapports sexuels », il est préférable de les éviter pendant la période de suspicion, lorsque le diagnostic est posé et jusqu’à la guérison totale. Car malgré le fait que la vaginose bactérienne ne soit pas sexuellement transmissible, les multiples frottements peuvent aussi irriter le vagin et favoriser encore plus la multiplication des bactéries. L’abstinence totale est donc requise pour éviter les récidives, car :

  • Les bactéries peuvent se transmettre d’une femme à une autre s’il y a échange d’écoulements vaginaux et de mucus cervical.
  • Les bactéries peuvent également se transmettre par les sex-toys si ceux-ci ne sont pas bien nettoyés.

L’utilisation d’un préservatif durant le mois qui suit la guérison est également recommandée.

Soigner la Trichomonase vaginalis

La Trichomonase est une IST très répandue. En 1995, le nombre de cas répertorié était, selon l’OMS, de plus de 170 millions par an. Touchant aussi bien l’homme que la femme, elle est causée par un parasite que l’on connaît sous l’appellation « Trichomonas Vaginalis ». Voilà pourquoi, cette IST est également appelée Vaginite à Trichomonas, ou infection à Trichomonas.

trichomonase vaginalis

Qu’est-ce que la trichomonase vaginalis ?

La Trichomonase est une infection sexuellement transmissible non virale. Elle est causée par le Trichomonas vaginalis, un protozoaire flagellé typiquement humain et qui vit majoritairement en milieu humide. Se transmettant essentiellement par voie vénérienne, ce parasite envahit :

  • La vessie, les glandes de Skene et de Bartholin, et la cavité vaginale chez la femme.
  • La vessie, l’urètre, la prostate et les vésicules séminales chez l’homme.

Comment s’attrape la Trichomonase vaginalis ?

Le Trichomonas vaginalis se transmet dans 4 cas sur 5 par voie vénérienne, et ce, de plusieurs manières :

  • Par les rapports sexuels non protégés (Dans 60 % des cas, le parasite est transmis de la femme à l’homme)
  • Par le biais de sex toys non nettoyés

Le parasite étant sensible à la dessiccation, il peut survivre dans des zones potentiellement humides jusqu’à près de 24 h. Voilà pourquoi, il peut également se transmettre :

  • Par une cuvette de toilette ayant été utilisée par une personne contaminée
  • Par des serviettes humides ayant été utilisées par une personne contaminée
  • Par des embouts de douche ayant été utilisés par une personne contaminée
  • Par des lingettes humides ayant été utilisées par une personne contaminée
  • Par un gant de toilette ayant été utilisé par une personne contaminée
  • Par un maillot de bain ayant été porté par une personne contaminée
  • Par des spéculums non stérilisés

Dans 2 à 17 % des cas, le Trichomonas Vaginalis se transmet de la mère à l’enfant pendant l’accouchement.

Quand faire un dépistage de la trichomonase vaginalis ?

Quels sont les symptômes ?

Dans la majorité des cas, la Trichomonase ne provoque pas de symptômes. Dans les rares cas où elle n’est asymptomatique, les premières manifestations font leur apparition après une période d’incubation de 1 à 4 semaines, soit environ un mois après la contamination.

Les symptômes indiquant une infection à Trichomonas peuvent également varier selon le sexe du patient. De nombreuses études ont effectivement montré que les hommes étaient plus asymptomatiques que les femmes, 90 % des hommes n’ayant aucun symptôme. Par ailleurs, 50 % des personnes touchées par cette infection sont considérées comme des « porteurs sains », c’est-à-dire qu’elles ne présentent aucun symptôme.

Chez la femme, la Trichomonase peut se manifester par :

  • Une vaginite
  • Des démangeaisons au niveau du vagin et de la vulve
  • Des rougeurs au niveau du vagin et de la vulve
  • Des pertes vaginales abondantes, de couleur verdâtre ou jaunâtre.
  • Des leucorrhées malodorantes
  • Des érythèmes vaginaux
  • Des dyspareunies (douleurs pendant les rapports sexuels)
  • Des douleurs pendant la miction

Chez l’homme, cette infection sexuellement transmissible peut se manifester par :

  • Une urétrite, c’est-à-dire une infection de l’urètre.
  • Une dysurie, c’est-à-dire des difficultés à uriner.
  • Une inflammation des vésicules séminaires
  • Une inflammation de la prostate
  • Un écoulement pénien
  • Des rougeurs autour du méat urinaire
  • Des douleurs ou des sensations de brûlure pendant la miction

Comment se faire dépister et où ?

Le diagnostic de la Trichomonase est souvent difficile à poser, dans la mesure où l’infection se manifeste rarement.

Le dépistage est ainsi programmé lorsqu’il existe des suspicions et se fait par le biais de moyens aux fins de mettre en évidence la présence du parasite dans le corps du malade au microscope. Pour cela, l’on procède :

  • À des prélèvements cervico-vaginaux et à des examens gynécologiques chez la femme
  • À des prélèvements urétraux chez l’homme

Dans la mesure où la Trichomonase augmente le risque de contamination à d’autres infections sexuellement transmissibles, dont notamment le SIDA, des examens en vue de rechercher tous les germes pouvant provoquer d’autres IST (VIH, Syphilis, Chlamydia, Gonorrhée…) seront également envisagés.

Quel traitement pour la Trichomonase vaginalis ?

L’infection à Trichomonas se traite essentiellement par la prise d’antibiotiques. Pour que le traitement soit efficace, il est obligatoire que le ou les partenaires de la personne infectée soient également traités.

L’antibiotique le plus fréquemment utilisé dans le traitement de la Trichomonase est le Métronidazole.

Métronidazole

Le médicament Métronidazole est un antibiotique appartenant à la famille des imidazolés. C’est également un antiparasitaire puissant, connu pour ses vertus à combattre efficacement les protozoaires (amibes et parasites).

Les études ont montré que dans 95 % des cas, le Métronidazole guérit totalement les infections à Trichomonas. Selon les prescriptions du médecin, le médicament peut être administré des deux manières suivantes :

  • Traitement « minute » à raison de deux grammes de Métronidazole à prise unique.
  • Traitement long, avec une prise journalière du médicament pendant une semaine.
traitement trichomonase vaginalis

Quels sont les risques de la Trichomonase vaginalis ?

La Trichomonase n’est pas dangereuse en elle-même. Sans traitement cependant, elle peut engendrer des complications graves qui peuvent notamment influer sur la fertilité des concernés.

Chez la femme, une infection à Trichomonas peut entraîner :

  • Une vaginite
  • Une endométrite
  • Une salpingite
  • Un cancer du col de l’utérus

Chez la femme enceinte, une vaginite à Trichomonas peut entraîner :

  • Retard de croissance fœtale
  • Accouchement prématuré

Chez l’homme, une Trichomonase peut entraîner :

  • Une prostatite, inflammation de la prostate
  • Une urétrite, inflammation de l’urètre
  • Une épididymite, inflammation de l’épididyme
  • Une inflammation du gland
  • Une inflammation du prépuce

Quelles sont les préventions contre la Trichomonase vaginalis ?

La meilleure manière de prévenir une infection à Trichomonas est de pratiquer des rapports sexuels protégés, c’est-à-dire d’utiliser systématiquement des préservatifs. Il est également possible de réduire les risques en limitant le nombre de partenaires sexuels.

Pour éviter les récidives, il est également recommandé :

  • D’éviter tout rapport sexuel, même protéger, pendant toute la durée du traitement ;
  • De traiter le ou les partenaires sexuels, et ce, même s’ils ne présentent pas de symptômes.

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