Chlamydia, Gonorrhée et Syphilis

Quel traitement contre la Chlamydia, la Gonorrhée et la Syphilis ?
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Ces dernières années, les cas d’Infections Sexuellement Transmissibles accusent une augmentation alarmante. Le danger vient du fait que ces types de maladies sont d’autant plus insidieux qu’ils sont tous aussi contagieux. En effet l’individu infecté peut même ne pas se rendre compte qu’il est porteur de germes et contaminer ainsi involontairement sa ou ses partenaires.

Dans un rapport des réseaux de surveillance épidémiologique, il a été mentionné que le succès des trithérapies contre le Sida pourrait être à l’origine d’une certaine baisse de garde et aurait favorisé la recrudescence des cas de Chlamydia, de Gonorrhée et de Syphilis observée actuellement.

Soigner la Chlamydia

Généralement méconnue, la Chlamydia est pourtant l’Infection Sexuellement Transmissible la plus fréquente. D’après les statistiques, plus de 5 % des hommes et au moins autant de femmes sont malades de la Chlamydia.Souvent asymptomatique, la Chlamydia est toutefois une maladie qu’il convient de prendre en charge rapidement, car sans traitement elle peut entrainer des grossesses extra-utérines voire une stérilité chez la femme.

Qu’est-ce que la Chlamydia ?

La chlamydia est une affection classée parmi les Infections Sexuellement Transmissible ou IST. L’agent pathogène responsable de la maladie est une bactérie appelée Chlamydia trachomatis. C’est l’IST la plus courante chez les jeunes entre 16 et 24 ans et elle est beaucoup plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.

Comment s’attrape la Chlamydia ?

Comme toutes les maladies classées comme sexuellement transmissibles, la chlamydia se contracte lors des relations sexuelles.

Les modes de transmission des Chlamydia trachomatis sont alors multiples. Les bactéries peuvent se transmettre lors des pénétrations vaginales, anales, orales ou parfois même par simple contact. On peut donc attraper une chlamydia lors de rapport sexuel avec un partenaire contaminé, qu’il y a pénétration ou pas et quel que soit le sexe de ce partenaire.

Quand faire un dépistage de la Chlamydia ?

Plus de 75 % des femmes et près de 50 % des hommes atteints de chlamydia sont asymptomatiques, c’est-à-dire qu’ils ne présentent aucun symptôme qui leur ferait suspecter qu’ils sont porteurs des bactéries Chlamydia trachomatis.

Dans le cas où des signes apparaissent, ils se manifesteront généralement une à trois semaines après le rapport infectant

Chlamydia chez l’homme

Chez l’homme les premiers signes de chlamydia sont situés au niveau de l’urètre. Les symptômes ne sont pas souvent d’apparition régulière et peuvent parfois n’être constatés qu’à l’occasion de la première urine de la journée. On peut rencontrer :

  • Autour de l’ouverture du pénis : une rougeur, un gonflement, une sensation de brûlure, des picotements, des démangeaisons
  • Au niveau du pénis : des écoulements anormaux blanchâtres ou jaunâtres 
  • Une sensation de brûlure au moment d’uriner
  • Une douleur dans le scrotum

Sans traitement adapté, la chlamydia peut infecter les yeux et provoquer une conjonctivite comme elle peut également migrer vers le rectum et y déclencher des démangeaisons, des hémorragies, des douleurs et des écoulements ressemblant à du mucus. Des cas de lymphogranulomatose génitale (ulcères génitaux et une enflure des ganglions), de pharyngite (un mal de gorge) et de syndrome de Reiter (type d’arthrite réactionnelle) sont aussi rapportés comme étant des complications de la chlamydia.

Chlamydia chez la femme

Chez la femme la chlamydia débute dans le col de l’utérus et peuvent se manifester par :

  • Des écoulements vaginaux inhabituels de couleur jaunâtres et qui peuvent parfois sentir mauvais
  • Des saignements entre les règles et/ou après les rapports sexuels
  • Des douleurs lors des relations sexuelles
  • Des sensations de brûlure lors de la miction
  • Des douleurs abdominales et/ou dorsales basses

Si la maladie n’est pas correctement traitée, des complications sérieuses peuvent survenir telles :

  • Une hépatite ou inflammation du foie
  • Une salpingite aiguë ou inflammation des trompes de Fallope

Et comme chez l’homme une chlamydia non prise en charge peut aussi provoquer une conjonctivite, des problèmes rectaux, une lymphogranulomatose génitale, une pharyngite et un syndrome de Reiter.

Comment se faire dépister et où ?

La chlamydia est une maladie insidieuse, car il n’y a peu voire même pas de symptômes. La plupart du temps la contamination passe donc inaperçue. En cas de rapports sexuels suspects, le dépistage est en conséquence le seul moyen de contrôler l’existence ou non d’une infection à chlamydiætrachomatis.

Le dépistage comprend le prélèvement suivi de l’analyse de l’échantillon prélevé par un laboratoire spécialisé.

Le prélèvement peut être effectué aussi bien par un médecin généraliste, un gynécologue que par une sage-femme. Mais il est également possible de se rendre directement dans un CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) ou dans un CPEF (Centre de Planification et d’Éducation Familiale).

Quel traitement pour la Chlamydia ?

Avec une bonne prise en charge, la chlamydia est une maladie qui peut être guérie facilement et rapidement.

Généralement, le médecin prescrit un traitement antibiotique de courte durée (inférieure à une semaine) et recommande en même temps le traitement du partenaire des deux derniers mois pour éviter les risques de réinfection.

  • Médicament Érythromycine

Le médicament érythromycine est un antibiotique antibactérien de la famille des macrolides. Elle agit en empêchant la croissance des bactéries. Dotée d’un spectre antibactérien égal sinon un peu plus large que celui des pénicillines, elle est souvent utilisée, sous sa forme « comprimé », dans le traitement des infections à chlamydia chez des personnes allergiques aux pénicillines.

  • Médicament Azithromycine

L’Azithromycine pour Chlamydia (et Gonorrhée)est un antibiotique bactéricide de la famille des macrolides. Il agit en tuant les bactéries. Antibiotique à large spectre, il peut combattre plusieurs types de bactéries dont celles responsables de certaines maladies vénériennes comme la chlamydia. Le traitement par l’Azithromycine se fait par voie orale avec un demi-verre d’eau

Quels sont les risques de la Chlamydia ?

Si la Chlamydia n’est pas traitée, des complications sérieuses peuvent survenir, mais le plus grand risque demeure l’infertilité pour l’individu infecté. En effet :

Chez l’homme : elle peut entraîner une inflammation de la prostate ou de l’épididyme. Le risque de stérilité est d’autant plus important si l’infection passe de l’urètre aux testicules.

Chez la femme : la chlamydia peut provoquer une salpingite qui sans traitement peut endommager de façon irréversible les organes génitaux comme l’utérus, les trompes de Fallope et les ovaires.

Par ailleurs, concernant les bébés nés de mères infectées :

  • 20 à 50 % seront sujets à des infections oculaires dans les quinze jours suivant l’accouchement, infections qui peuvent entraîner des troubles permanents de la vue.
  • Environ 5 à 30 % risquent de développer une pneumonie à chlamydia avec parfois des troubles respiratoires 2 à 12 semaines après l’accouchement.

Quelles sont les préventions contre la Chlamydia ?

L’utilisation de préservatifs du début jusqu’à la fin des rapports sexuels permet de réduire les risques de transmission de la chlamydia.

Pour les bébés nés de mères infectées, un antibiotique administré par voie orale est indiqué pour prévenir l’infection des yeux.

Soigner la Gonorrhée

« Blennorragie », « Chaude pisse », « Chtouille », autant de terme pour désigner la « Gonorrhée ». Il faut dire que cette maladie est la plus fréquente des Infections Sexuellement Transmissible après la chlamydia. Touchant surtout les hommes de moins de 30 ans, le nombre d’individus atteints de gonorrhée ne cesse d’accroitre que c’en devient alarmant. En effet rien qu’en France 15.000 à 20.000 nouveaux cas par an sont enregistrées ces dernières années, chiffre qui a augmenté de 50 % par an en 2008 et 2009.

Qu’est-ce que la Gonorrhée ?

Plus connue sous le nom de « chaude pisse » à cause de la sensation de brûlure sentie au moment d’uriner, la gonorrhée est une infection sexuellement transmissible causée par la bactérie Neisseriagonorrhoae.

Comment s’attrape la Gonorrhée ?

Dans la majorité des cas, la gonorrhée est contractée lors de relations sexuelles avec une personne infectée. Sa localisation dépendra alors du type de rapport sexuel effectué :

  • La gonorrhée des organes génitaux est transmise lors des pénétrations vaginales
  • La gonorrhée du rectum est contractée lors des relations sexuelles anales
  • La gonorrhée de la gorge est attrapée lors des fellations

Lors de l’accouchement, une mère infectée peut toutefois transmettre la maladie au nouveau-né et provoquer des infections oculaires.

Quand faire un dépistage de la Gonorrhée ?

La blennorragie peut être asymptomatique et le malade, surtout s’il s’agit d’une femme, peut porter le germe pendant longtemps sans qu’il s’en rende compte. En effet, plus de 70 % des femmes infectées ne ressentent aucun symptôme sauf s’il y a des complications. Cette absence de symptôme est aussi retrouvée chez les hommes, mais en pourcentage réduit à 1 %.

Quand les symptômes existent, ils apparaissent généralement au niveau du col de l’utérus, du pénis, du rectum, du pénis ou dans lagorge.

Gonorrhée chez la femme

Lorsque des symptômes apparaissent, ils surviennent généralement entre 7 et 21 jours après le rapport infectant et peuvent se manifestent par :

  • Un écoulement vaginal abondant, jaunâtre ou verdâtre, malodorant et parfois sanguinolent
  • Une difficulté à uriner et des sensations de brulure à la miction
  • Des irritations vulvaires
  • Des saignements vaginaux anormaux
  • Des douleurs pendant les rapports sexuels
  • Des règles douloureuses
  • Des pesanteurs pelviennes

Gonorrhée chez l’homme

La sensation de brûlure intense au moment d’uriner, qui lui a valu la désignation de la « maladie de la chaude pisse » est le principal symptôme de la gonorrhée ou blennorragie. Il se manifeste habituellement entre2 à 14 jours après la contamination. Ce symptôme est souvent accompagné de :

  • Difficultés à uriner,
  • Picotement au niveau de l’urètre,
  • Écoulement purulent jaunâtre et épais à travers le méat du pénis
  • Douleur et/ou gonflement au niveau des testicules,
  • Douleurs ou écoulements du rectum

Comment se faire dépister et où ?

Le dépistage de la gonorrhée se fait à partir de l’analyse d’un échantillon d’urine ou d’un frottis effectué sur les organes infectés (vagin, urètre, rectum, gorge).

L’échantillon d’urine ou le frottis est ensuite envoyé dans un laboratoire d’analyse pour identifier la bactérie de la blennorragie, vérifier l’existence d’autres infections sexuellement transmissibles et rechercher une éventuelle résistance au traitement antibiotique.

Les prélèvements peuvent être faits par le médecin généraliste, par le gynécologue, par l’urologue, par la sage-femme ou directement au niveau du laboratoire de dépistage sur prescription médicale.

Quel traitement pour la Gonorrhée ?

Une guérison complète de la gonorrhée est obtenue après une antibiothérapie adaptée et menée à terme. Le choix de l’antibiotique utilisé doit cependant être conditionné par les résultats d’un antibiogramme, car à la différence des autres bactéries responsables d’infections sexuellement transmissibles, le Neisseriagonorrhoae a la particularité de développer rapidement une résistance aux antibiotiques. Par ailleurs pour éviter tout risque de réinfection, le dépistage et le traitement doivent également être suivis par le ou les partenaires du mois qui a précédé le début des symptômes.

  • Médicament : Cefixime

La Cefixime est un antibiotique appartenant à la famille des céphalosporines. Du fait de sa propriété antibactérienne, elle est utilisée dans le traitement de diverses infections bactériennes, en l’occurrence de quelques infections urogénitales telle la gonorrhée ou blennorragie.

Habituellement, le traitement des infections à gonocoques repose l’administration par voie orale et en dose unique de Cefixime.

  • Médicament : Azithromycine

Dérivé de l’érythromycine, l’azithromycine est le premier antibiotique macrolide du groupe des azalides.

L’azithromycine est utilisée pour le traitement de plusieurs infections d’origine bactérienne et est aussi efficace contre les infections des voies respiratoires que contre celles des infections génito-urinaires, dont la gonorrhée.

Quels sont les risques de la Gonorrhée ?

Sans traitement la gonorrhée peut devenir à long terme mortelle, car la bactérie va se propager dans le sang et infecter les articulations pour y provoquer des arthrites, ensuite le foie et engendrer une péri hépatite, atteindre les valves cardiaques et déclencher une endocardite qui est une infection potentiellement grave.

Le problème réside dans le fait que la gonorrhée est souvent asymptomatique, surtout chez les femmes, et que la maladie n’est diagnostiquée que lors des complications.

Sans traitement la gonorrhée peut entraîner, à moyen terme, une infertilité tant chez la femme que chez l’homme. Mais chez la femme en particulier, elle peut en plus engendrer des grossesses extra-utérines et une éventuelle cécité chez le nouveau-né qu’elle pourrait enfanter.

Quelles sont les préventions contre la Gonorrhée ?

Comme pour toutes les infections sexuellement transmissibles, la principale prévention de la gonorrhée est l’utilisation systématique de préservatifs lors des relations sexuelles, même pour les fellations.

Mais la propagation de la blennorragie peut aussi être limitée si :

  • L’on choisit avec soin son ou ses partenaires
  • Un individu qui soupçonne d’être infecté en parle avec son ou ses partenaires et qu’ils effectuent le dépistage et le traitement ensemble.
  • Une personne confirmée porteuse du germe en informe son ou ses partenaires des 3 derniers mois pour qu’ils puissent faire un test de dépistage et agir en conséquence.

Soigner la Syphilis

Au 19ème siècle, la syphilis faisait des ravages, mais l’arrivée des antibiotiques a contribué à enrayer le fléau. Pourtant, cette infection sexuellement transmissible semble faire un come-back inquiétant. En effet, rien qu’en France plus de 4.000 cas de syphilis précoces ont été notifiés entre les années 2000 et 2009.

Qu’est-ce que la Syphilis ?

La syphilis connue habituellement sous le nom de vérole est une infection sexuellement transmissible, très contagieuse, due à la bactérie Tréponème pâle ou Treponema pallidum. C’est une maladie qui évolue généralement en stades successifs et qui affecte notamment les homosexuels et bisexuels masculins. Cependant, le nombre de cas chez les hétérosexuels n’en est pas moins augmenté.

Comment s’attrape la Syphilis ?

La syphilis est une infection qui se contracte généralement pendant les rapports sexuels non protégés qu’ils s’agissent de pénétrations vaginales, anales ou de fellations.

La syphilis peut également se transmettre par voie sanguine lors des transfusions ou par voie Transplacentaire entre une mère infectée et le fœtus qu’elle porte.

Quand faire un dépistage de la Syphilis ?

Après une période d’incubation variant entre 2 à 4 semaines, mais qui peut se prolonger jusqu’à 3 mois, la syphilis évolue en 3 phases successives :

La syphilis primaire

La première phase de la syphilis peut passer inaperçue. Mais lorsque les signes existent, ils se manifestent sous forme de petite lésion localisée au niveau génital (gland, testicules, grandes lèvres, clitoris, paroi du vagin, col utérin) ou extra-génital (lèvre, amygdale, anus). Cette lésion appelée chancre est le principal signe qui caractérise la syphilis primaire.

Le chancre apparaît en moyenne 3 semaines après la contamination au niveau du point d’entrée de la bactérie, ce qui lui vaut aussi la dénomination de chancre d’inoculation. Elle se présente sous la forme d’une petite plaie rosée, propre, dure, indolore, à contour bien limité.

Le chancre est accompagné d’une adénopathie importante, indolore, légèrement enflammée, à laquelle peut s’ajouter d’autresganglions plus petits localisés le long de la région de drainage lymphatique du chancre.

La syphilis secondaire

Cette seconde phase de la syphilis survient trois à dix semaines après l’apparition du chancre et peut durer de 4 mois à 3 ans. Elle correspond à la propagation par voie sanguine du tréponème dans le corps. La syphilis secondaire est marquée par l’apparition de plusieurs éruptions cutanéomuqueuses auxquelles sont associés des signes généraux et viscéraux.

La roséole syphilitique

La roséole syphilitique est la première manifestation de la syphilis secondaire. Elle passe souvent inaperçue, car elle est peu intense et disparait en 7 à 10 jours même sans traitement.

La roséole est faite de multiples éruptions de 5 à 15 mm de diamètre, de couleur rose pâle, disséminées sur le tronc, la paume des mains et la plante des pieds. Sur les muqueuses du gland, de l’anus, de la gorge, de la langue et des lèvres, les petites taches sont rouges.

Les syphilides papuleuses

Il s’agit de petites papules de couleur brun cuivré, polymorphes éparpillée aussi bien sur le visage que sur le tronc et les membres. Molles, non prurigineuses mais très contagieuses, leur nombre varie de quelques unités à plus d’une centaine.

Sur les paumes de la main et sur les plantes des pieds, les syphilides ne sont pourtant pas papuleuses mais infiltrées. L’existence de syphilides palmo-plantaire suffit à elle seule à porter le diagnostic.

Les syphilides peuvent aussi se localiser au niveau de la bouche, des parties génitales et périnéales. Elles se présentent alors sous la forme de plaques papulo-érosives souvent macérées.

Signes accompagnateurs

La syphilis secondaire est marquée par l’apparition d’autres signes cutanés telles une perlèche, des papules en forme d’acné siégeant au niveau du menton, une dépapillation délimitée de la langue, une dépilation des sourcils, une alopécie en aires.

Les lésions cutanéomuqueuses de la syphilis secondaire sont souvent accompagnées d’une altération plus ou moins importante de l’état général se traduisant par une fièvre pouvant atteindre 39 ° 5C, des maux de tête avec syndrome méningé, une raucité de la voix, des polyadénomapthies indolores, une hépato-splénomégalie et des polyarthralgies.

La syphilis tertiaire

La syphilis tertiaire est le stade terminal de la maladie. D’issue fatale, les premières manifestations des lésions surviennent 5 à 15 ans après la phase secondaire. Durant cet intervalle, le malade ne présente aucun symptôme et n’est plus contagieux, ce qui rend l’infection encore plus dangereuse, car le germe va se diffuser dans tout le corps n’épargnant plus aucun organe. Le tréponème pâle va s’étendre de façon systématique au cerveau, à la moelle épinière, au cœur, à l’aorte et aux yeux.

Syphilis cardiovasculaire

La syphilis cardiovasculaire correspond à l’infection du cœur et des vaisseaux sanguins connexes par le tréponème pâle. Les atteintes débutent par une inflammation des artères qui irriguent le cœur qui peuvent évoluer vers un anévrisme de l’aorte, et/ou une régurgitation de l’aorte. Cliniquement, les symptômes correspondent à ceux d’une insuffisance cardiaque : douleurs thoraciques, crise cardiaque.

Lésions gommeuses

La gomme syphilitique est une lésion inflammatoire de l’hypoderme. Se présentant initialement sous la forme d’un nodule solide circonscrit de la taille allant de la tête d’une épingle à celle d’une balle de ping-pong, il évolue rapidement vers les trois autres stades qui définissent les lésions gommeuses : ramollissement — ulcération et fistulisation – cicatrice indélébile typique (souple, blanche au centre et pigmentés à la périphérie).

Uniques ou multiples, les lésions gommeuses peuvent se développer aussi bien sur les téguments et les muqueuses que dans les organes tels le foie, le cerveau, les testicules, la langue.

La gomme syphilitique peut causer des hémorragies lorsqu’elle érode un vaisseau sanguin, des névralgies ou des paralysies quand elle comprime un nerf, une voix nasillarde et un reflux des aliments par le nez pouvant aller jusqu’à la destruction des os du nez lorsqu’elle a provoqué une perforation du voile du palais.

Neurosyphilis

La neurosyphilis si elle n’est pas silencieuse peut se traduire par :

  • Une méningite aiguë ou chronique,
  • Une syphilis vasculaire cérébrale avec risque d’accident vasculocérébral
  • Une paralysie générale débutant par une céphalée intense suivie de troubles de la personnalité et du comportement, d’aphasie, de troubles de la mémoire, d’un tabès qui est caractérisé par une perte de l’équilibre et du sens de position des extrémités.
  • Des gommes du système nerveux central.
  • Une névrite optique, baisse progressive de la vision pouvant aller jusqu’à la cécité.
  • Des fractures spontanées et des maux perforants plantaires.

Comment se faire dépister et où ?

Dans de nombreux pays, y compris la France, la syphilis est une maladie à déclaration obligatoire. Compte tenu du risque de transmission entre mère et fœtus, le dépistage de de la maladie est systématique chez la femme enceinte.

Le dépistage de la syphilis est fait principalement à partir d’un prélèvement sanguin qui sera ensuite envoyé dans un laboratoire de biologie pour des analyses sérologiques en vue de détecter des anticorps anti-tréponèmes.

Accessoirement, un examen direct au microscope à fond noir à la recherche du tréponème peut être effectué à partir du frottis obtenu par raclage du fond du chancre d’inoculation ou sur les syphilides érosives génitales.

Quel traitement pour la Syphilis ?

Le traitement de la syphilis repose principalement sur l’administration d’antibiotiques qui doit obligatoirement être accompagnée d’une recherche d’éventuelles autres maladies sexuellement transmissibles et du dépistage systématique de la syphilis chez tous les partenaires sexuels anciens et présents du malade.

La pénicilline parentérale est l’antibiotique de référence pour le traitement de la syphilis à tous ses stades. Toutefois en cas d’allergie à la pénicilline, d’autres antibiotiques comme l’érythromycine sont autant efficaces.

  • Médicament : Érythromycine

L’érythromycine est un antibiotique de la famille des macrolides. C’est un antibactérien qui agit en empêchant la croissance des microbes évitant ainsi la naissance de nouvelles bactéries.

C’est un antibiotique à large spectre qui combat bon nombre d’infections causées par des bactéries, dont celles transmises par voie sexuelle comme la syphilis.

Quels sont les risques de la Syphilis ?

Sans traitement, la syphilis peut entraîner des dommages neurologiques, mentaux et cardiaques irréversibles et mortels.

Dix à vingt 10 à 20 ans après le début de la maladie, environ 25 % des patients non traités vont développer une méningo-encéphalite qui aboutit à la démence et au final à la mort du malade.

Quelles sont les préventions contre la Syphilis ?

Comme pour toutes les infections sexuellement transmissibles, la syphilis peut être évitée par l’utilisation de préservatif lors de tout rapport sexuel.

Par ailleurs, le fait de se faire systématiquement dépister après des relations sexuelles non protégées ou lors d’un changement de partenaires contribue également à limiter la propagation de l’infection.

Enfin, le traitement mené à bien de la syphilis primaire permet de prévenir la survenue des autres stades de la maladie.

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